Linux : lancer plus rapidement certaines commandes

Certaines commandes du système d'exploitation Linux sont souvent assez longues et fastidieuses à taper.

Pour ne plus avoir à écrire plusieurs fois la même commande, vous pouvez assigner à cette dernière un alias, c'est-à-dire un raccourci que vous lancerez à la place de la commande elle-même.

Par exemple pour « monter » une clé USB, vous devez utiliser la commande suivante : mount/dev/sda1/mnt/usb. Si vous tapez alias usb='mount/dev/sda1/mnt/usb', il vous suffira désormais de taper uniquement le terme usb pour monter votre clé lorsque vous en aurez besoin.

Il reste un problème : pour utiliser cette commande raccourcie, il faut taper, à chaque initialisation du système, l'instruction ci-dessus (celle qui commence par « alias » ).

La solution consiste à éditer le fichier /etc/bashrc en lui ajoutant la ligne alias usb='mount/dev/sda1/mnt/usb'. De cette manière, la commande raccourcie sera chargée en mémoire, donc opérationnelle, à chaque démarrage de votre système.


Comment contrôler un ordinateur à distance ?
Solution : en faisant appel à l'utilitaire VNC.

Vous souhaitez, à partir d'un ordinateur, savoir en temps réel ce qui se passe sur un autre, voire en prendre le contrôle, ce quel que soit le système d'exploitation utilisé et le lieu où vous vous trouvez. Dans ce cas, il vous faut télécharger l'utilitaire gratuit VNC ( www.uk.research.att.com/vnc/ ) et l'installer sur les deux ordinateurs.

Ensuite, vous devez configurer le poste serveur, celui qui sera contrôlé (ici le PC). Pour cela, passez par le menu Démarrer/Programmes/RealVNC/Run VNC Server. La fenêtre des propriétés apparaît alors à l'écran (si elle ne s'affiche pas, c'est que le logiciel est dans la Barre de notification à côté de l'horloge : cliquez deux fois dessus pour l'ouvrir). Cochez l'option [accept Socket Connections], saisissez un mot de passe dans le champ Password et cliquez sur [ok] . Ce mot de passe permettra à l'ordinateur client, celui qui prend le contrôle, de certifier qu'il a bien l'autorisation pour cela.

Sur l'ordinateur client (ici le Mac), cliquez sur l'icône VNC Viewer. Dans le champ de saisie Host Name, indiquez l'adresse IP de l'ordinateur serveur et cliquez sur le bouton [ok]. Une nouvelle fenêtre apparaît à l'écran, affichant le Bureau du PC serveur.

Vous pouvez dorénavant utiliser la souris et le clavier du Mac comme si vous étiez devant l'ordinateur dont vous venez de prendre le contrôle.

Comment accéder à des partitions Windows sous Linux ?
Solution : en utilisant la commande mount.

Lorsque Windows et Linux coexistent sur un même ordinateur, il est pratique de pouvoir accéder à des partitions Windows à partir de Linux afin de récupérer des informations, copier ou enregistrer des fichiers. Une possibilité que permet la commande mount . Dans la mesure où, dans Linux, toutes les commandes passent par le système de fichiers, vous devez d'abord créer un répertoire dans lequel apparaîtra la partition Windows.

Pour cela, connectez-vous en tant qu'administrateur ( root ), puis lancez un gestionnaire de fichiers tel que konqueror sous KDE (une distribution Linux). Placez-vous dans le répertoire /mnt , effectuez un clic droit dans la fenêtre de droite, puis sélectionnez Créer à partir d'un modèle/Dossier . Donnez le nom Win à ce dossier et validez.

Passez en mode console ou bien ouvrez un Terminal X ( konsole , par exemple) et saisissez la ligne de commande suivante : mount -t vfat /dev/hda1 /mnt/win en supposant que la partition Windows que vous désirez ouvrir est la première du disque. Si tel n'est pas le cas, modifiez la valeur hda1 .

Retournez alors au gestionnaire de fichiers, et cliquez deux fois sur le répertoire Win pour faire apparaître les fichiers Windows de ce répertoire. Si vous désirez accéder souvent à la partition Windows, la saisie systématique de cette commande risque de devenir rapidement fastidieuse. Heureusement, il est possible d'automatiser cette opération à chaque démarrage de Linux en modifiant le fichier Fstab situé dans le répertoire /etc .

Pour cela, ouvrez-le avec un éditeur quelconque. En mode console , tapez vi /etc/fstab , par exemple. Si vous utilisez une interface graphique, lancez un gestionnaire de fichiers, placez-vous dans le répertoire /etc , effectuez un clic droit sur le fichier fstab puis sélectionnez Ouvrir avec .

Choisissez votre éditeur préféré dans la liste qui s'affiche alors. Le fichier à modifier est au format texte. A la fin de celui-ci, ajoutez la ligne /dev/hda1 /mnt/win vfat defaults 0 0 . Cette ligne n'est valable que si hda1 est le nom de la partition Windows que vous voulez monter et que /mnt/win est le répertoire de destination que vous avez choisi. Notez que ces noms sont ceux qui sont attribués par défaut aux partitions Windows et Linux lorsque vous installez ce dernier sur votre disque dur.

Enregistrez les modifications. La partition Windows deviendra accessible dès le prochain démarrage de Linux.

 

Comment modifier la définition de l'écran sous Linux ?
Solution : en utilisant la commande intitulée Xconfigurator.

Les paramètres de configuration de l'écran sont consignés dans le fichier /etc/X11/XF86Config . Pour changer la définition de l'écran, vous pouvez modifier directement ce fichier à l'aide d'un éditeur de texte, mais il est plus simple d'utiliser une interface graphique.

Pour cela, connectez-vous en tant que Root , puis saisissez la commande Xconfigurator en respectant, comme toujours sous Linux, les majuscules et minuscules. Dans les différents écrans qui apparaissent, conservez les valeurs par défaut jusqu'à ce que vous arriviez sur la page des modes vidéo. Sélectionnez alors le mode qui vous convient, en vous déplaçant à l'aide de la touche de tabulation.

Validez ce mode en appuyant une fois sur la barre d'espace. N'oubliez pas que vous êtes en mode console et que la souris est inactive dans ces fenêtres

 

Comment afficher le numéro de version du bash ?
Solution : en pressant la combinaison de touches Ctrlj + X, Ctrlj + V.

Vous voulez connaître la version du shell bash qui est installée sur votre système. Pour y parvenir, vous avez saisi la commande bash --version . Il existe cependant une manipulation plus courte. Appuyez sur le raccourci clavier Ctrlj+X , Ctrlj+V .

fred@station2:~>> GNU bash, version 2.05.0(1)-release (i386-suse-linux)